Écologiques et mobiles, ils on inventé les sanitaires de loisirs idéaux

Tout existait, il suffisait de rassembler les morceaux. Mariëtte et Cler Koole, anciens gérants de camping périgourdins, ont inventé des blocs sanitaires compacts entièrement écologiques. Un marché prometteur.

Ne vous fiez pas à leurs patronymes. Mariëtte et Cler Koole sont peut-être nés aux Pays-Bas, mais ce sont de fervents amoureux de la Dordogne où ils ont tenu un camping pendant plus de vingt ans. Aujourd’hui retirés des affaires, ils ont profité de l’arrêt forcé causé par le Covid pour mûrir un projet de longue date. Celui de proposer aux campeurs (surtout à ceux en toile de tente) un confort dont l’absence en rebute plus d’un : des toilettes individuelles.

Car si certains puristes estiment que la promiscuité des sanitaires collectifs sublime le charme des vacances au camping, d’autres, plus délicats sans doute, préfèrent se priver du plaisir d’un sac de couchage, humidelas text sur ilrée ne disposent pas de sanitaires individuels. Un individualisme qui s’est renforcé pendant le Covid.

Ce constat n’a pas échappé au couple Koole qui gamberge depuis des années autour de cette problématique épineuse. La trêve sanitaire leur a fait sauter le pas, et finaliser leur “sanisette” à la périgourdine, le bloc “Ecofutur”.

Le principe est simple, un bloc sanitaire de 3 à 4 m2 selon la finition, proposant toilettes, douche et évier, le tout amovible et écologique. Du déjà-vu, me direz-vous ? Et bien non, vous répondrai-je. Car ce bloc-là est écologique. D’ailleurs, il est vert. Explications

  1. Les toilettes : sèches, elles ne consomment donc pas d’eau, mais uniquement de la sciure de bois. Mieux, elles sont “à séparation”. Contrairement à ce qu’on pense, le problème dans ces toilettes sèches est plus l’urine que les matières. Les solides, recouverts de sciure, ne posent pas de difficulté particulière et se recyclent très bien dans un tas de compost. L’urine nécessite en revanche plus de sciure et dégage rapidement une odeur d’ammoniaque. Dans les toilettes sèches à séparation, un ingénieux système (deux trous stratégiquement placés l’un devant l’autre) sépare les deux, les fèces tombant dans la sciure, et l’urine étant directsment unservant l’autre pediment ‘engrais (pour mémoire, c’est un liquide stérile). Et hop, des milliers de litres d’eau recyclée et à recycler d’économisés et des fleurs qui poussent mieux que jamais.
  1. La douche : En camping, c’est connu, rien de meilleur qu’une bonne douche pour se requinquer. Mais l’eau, hélas c’est là qu’est l’os, est une ressource de plus en plus précieuse. Alors ces sanitaires proposent une douche en circuit fermé. Purifiés à mesure qu’ils sont consommés, les litres d’eau se recyclent. 6 litres suffisent pour une utilisation illimitée.
  1. L’éclairage : solaire comme il se doit, la cabine est auto-alimentée par un panneau
  2. La modestie : 3 ou 4 m2, ingénieusement disposés, c’est l’assurance d’un nettoyage rapide (même en haute pression) et d’un impact visuel réduit sur le paysage. Une version cabane au fond du jardin, mais en plus moderne et facile d’entretien.
  3. La mobilité : légère, la structure est posée sur un cadre muni de roues amovibles. Elle peut donc être posée là où les besoins se font sentir, sans mauvais jeu de mots.
  1. La modularité : Les Koole l’assurent, leur création peut être customisée à volonté. Branché au réseau, on peut par exemple y intégrer un frigo, un sèche-cheveux ou un barbecue électrique, le relier à un système de tout-à-l’égout, au réseau d’eau, etc.
  2. La responsabilité : l’ensemble est constitué de matériaux recyclables, voire déjà recyclés. Empreinte carbone réduite
  3. Le local. Ces sanitaires sont fabriqués en France. Mieux, en Périgord.

Bref, l’intimeté et le confort d’un palace en pleine nature. Le concept a séduit des acheteurs, 7 blocs ecofutur sont déjà en service, et l’intérêt des professionnels est manifeste, les commandes commencent à arriver.

Cette alternative au bloc sanitaire bâti peut être utile par exemple pour les installations touristiques saisonnières ou ponctuelles comme les clubs de canoës, les terrains de loisirs, les manifestations sportives ou culturelles, les vide-greniers, etc.

Reste un point, le tarif. Selon les options, ce sanitaire coûte entre 5 et 8 000 €uros. Coûteux pour un particulier (moins tout de même que la construction de sanitaires en béton branchés au réseau) l’investissement est plussageable pour les professionnels ou les collectivités. C’est en tout cas une initiative qui répond indéniablement à un certain type de besoins.

En savoir plus, sur le site d’Ecofutur

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