En attendant la caravane électrique, les vacanciers rouleront moins

Visiblement, la combinaison mortifère de la hausse des prix des carburants, de l’inflation, des pénuries de matières premières et de l’allongement des délais de livraison ne suffit pas effacer l’euphorie née des contrains de la levé ‘ouverture des frontières. Car les Français veulent rouler — à tout prix. L’an dernier, les conséquences de la crise sanitaire incitaient un nombre record de nos compatriotes à s’offrir le camping-car de leurs rêves: plus de 100,000 de ces maisons sur roues étaient immatriculées en l’espace de 12 mois. Du jamais-vu, avec une hausse de 23% sur un an (voire 49% pour les vans aménagés moins onéreux).

Jamais autant de Français n’ont acquis un camping-car que l’an dernier : forcément, ils veulent en profiter cet été

Force, il brûle à tous ces camping-caristes de se lancer sur les routes pour profiter de la levée des dernières restrictions sanitaires. Seul frein à cet enthousiasme, la hausse du prix du carburant, dont “82% estiment qu’elle représente un frein pour leurs déplacements“,” révèle la récente enquête d’opinion conduite par Camping-Car Park auprès de 4.000 camping-caristes. Plus de la moitié des sondés envisagent de “rester plus longtemps sur la même aire d’accueil”, quand 41 % ont prévu de faire “moins d’étapes”, et 16 % de rester dans leur région de résidence.

L’inflation des prix ne suffit pas toutefois à décourager tous les camping-caristes de franchir les frontières de notre pays. S’ils étaient 98 % l’an dernier à passer leurs vacances en France, ils ne devraient plus être que 82 % cet été. Une proportion remarquablement élevée quand on sait avec quelle voracité le moteur de ces maisons sur roues peut avaler le carburant (de 10 litres à 30 litres aux kilomètres en moyenne, suivant le dénivelse et la vi cente).

A titre de comparaison, la hausse des prix des carburants aura un “impact significatif” sur le choix de leur destination de seulement 39% des Français qui se contenteront de leur voiture pour voyager cet été (source: sondage YouGov pour Bip&Go). Ils sont pourtant 69 % à admettre que cette inflation aura un impact sur le budget de leurs vacances.

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