Fishing: Barents Sea Complete Edition (Nintendo Switch) – Le test

Qu’est-ce qu’on connaît de la mer de Barents dans nos contrées ? Pas grand-chose à vrai dire. Les gastronomes connaissent sûrement le crabe royal qui s’y développe, au détriment de tout le reste de la faune maritime. Ceux qui suivent l’actualité ont entendu parler de cette mer de Barents durant l’été 2000, quand un sous-marin nucléaire russe, le Koursk, a coulé là-bas et que tout l’équipage est mort sans viennents que les à accéder aux marins vivants, coincés à l’intérieur. Avec Fishing: Barents Sea Complete Edition, ce sont les gastronomes amateurs de fruits de mer qui seront aux anges.

C’est pas l’homme qui prend la mer

Il manque deux mots au titre du jeu pour être parfaitement complet, le jeu devrait s’appeler Fishing: Barents Sea Complete Edition Extreme Simulator. En effet, c’est une simulation de pêche extrêmement poussée que les développeurs ont réalisé là. Rien que le tutoriel demande plus d’une heure à condition de ne pas avoir oublié tel ou tel appât, ce qui le cas échéant nous contraint obligatoirement à un retour au port.

On commencement donc sa nouvelle vie de pêcheur dans un petit bateau sur lequel on pêche seul, on s’occupe de barrer, de poser les filets puis de les relever, de découper les poissons pêchés et enfin du retour au port. Là, on s’occupe de vendre le fruit de notre travail pour gagner un petit pécule, qui nous servira à acheter de meilleurs outils ou même à embaucher des marins pour nouser dans les manœuvres et qui on comp é mocins des pluses certains domaines, comme la découpe du poisson, le tri des crabes ou la réparation des filets.

Le pilotage du navire peut se faire soit directement, en faisant bien attention à l’inertie du bateau, et à la difficulté accrue à le barrer quand il est rempli de poissons, soit en utilisant une fonction voyage rapide temps qui nogus duit fa aller d’un point à un autre, mais qui nous fait consommer plus de gasoil. Le relevage des filets donne lieu à un mini-jeu de type QTE, dans lequel il faut harponner les poissons dans le bon timing. Même chose lorsqu’il s’agit de vider les poissons. Il faudra faire preuve de dextérité pour ne pas trop gâcher le fruit de son travail. Ces petits jeux sont amusants au début mais deviennent trop répétitifs à la longue.

C’est la mer qui prend l’homme

Le jeu propose un wiki qui va nous apprendre énormément de choses sur notre bateau. Sur les zones de pêche, sur les poissons rencontrés et leurs caractéristiques. On y revient souvent pour se rafraîchir la mémoire sur un détail qui nous aurait échappé. L’écran de jeu est bien fourni : en haut à gauche, la vitesse, le carburant, l’état général du bateau, la bossole. En bas à gauche, tout ce qui concerne les lumières pour éclairer la zone de pêche, et les engins de pêche à proprement parler. En bas à droite, le sonar, la météo, le stockage. En haut à droite, la mini-map et l’affichage des infos quand on ouvre un menu. Bref c’est très complet, et pas toujours simple de se souvenir de tout au début. Enfin, un onglet sert à ouvrir notre journal de bord pour savoir ou nous en sommes dans notre carrière.

Graphiquement, le jeu ne fait pas des merveilles, notamment le rendu de l’eau de la mer n’est pas franchement réussi. Mais il reste quand même agréable à lookinger. Par contre, ce qui est vraiment agréable, c’est la musique d’ambiance. De la musique zen, en accord total avec l’esprit reposé d’une mer d’huile, on se surprend à écouter la musique tout en scrutant l’horizon à la recherche de nos bouées qui nous indiquent le lieu où on a jeté nos files ou nos lignes. Les mains sur la barre, du bon son dans la cabine, on passe du bon temps sur les flots et c’est assez rare dans un jeu vidéo pour le noter.

Moi la mer, elle m’a pris, au dépourvu tant pis

De la simulation à la gestion, il n’y a qu’un pas que Fishing: Barents Sea Complete Edition franchit allègrement. Une fois toutes les ficelles du métier acquises, on passe du temps à pêcher ce qui pourra nous rapporter le plus, pour pouvoir améliorer son bateau ou en acheter un autre. On achètera aussi des ustensiles de pêche plus conséquents, et qui de fait nous rapporteront plus. On peut aussi augmenter son stockage ou son quota de pêche. La gestion de ses lignes, qui doivent être relevées ni trop tôt ni trop tard, la gestion de l’essence, la gestion de sa capacité de stockage (ça ne sert à rien de lancer trop de lignes en mêre temp trop eau petit pour tout récupérer…), tout ça donne un vrai challenge au joueur pour maximiser ses gains en minimisant ses déplacements et ses frais. Avec une map massive, l’aventure est là, au bout de la jetée.

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