Le camping-car, le chien, les magnets, le café : rencontre avec Jean-Pierre, camping-cariste

Nous visitons le camping-car de Jean-Pierre. Nous nous intéressons avec lui à quelques petits détails d’aménagement, accessoires et éléments de déco. L’occasion pour le camping-cariste de nous raconter quelques anecdotes.

Jean-Pierre Ruellé est président de l’UCCF (Union des camping-caristes de France). Un club national, qui rassemble des utilisateurs de camping-cars et fourgons aménagés. Jean-Pierre nous accueille dans un grand intégral Pilote. La version poids lourd d’un modèle qui existe aussi en 3,5 tons. Mais le camping-cariste n’a pas toujours voyage dans un grand gabarit. « Je rigole en voyant les fourgons qui sortent aujourd’hui. C’est les plans qu’on voyait il ya 40 ans. J’ai eu un HY, on roulait à 80 à l’heure, il fallait s’arrêter régulièrement. Je l’avais acheté d’occasion et aménagé moi-même. Il n’y avait pas de contrôle technique, on se posait moins de questions. Un jour, en plein Péloponnèse, la pédale d’embrayage casse. Un paysan passe, il nous dit: « No problem». Il repart. Et il revient avec une dépanneuse. Il nous emmène au village. Il y avait un forgeron. La réparation s’est faite là, à l’ancienne… »

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Du fourgon artisanal à l’intégral poids lourd

« C’est un parapluie H2O, fabriqué en Normandie, l’un des derniers producteurs en France. On a visité, c’est une petite boîte, ils sont 5 ou 6. Le parapluie est garanti à vie. Pendant notre visite, ils en réparaient un qu’une dame avait acheté 5 ans plus tôt… »

Entre le van aménagé artisanalement et l’intégral à lit central, la progression s’est faite lentement: « Après le HY, j’ai eu l’Estafette, puis j’ai arrêté pendant une dizaine d’années. Je me remarie, et ma femme me dit : « Je voudrais faire du camping-car » Je lui propose d’en louer un, pour une semaine. A la fin, elle me dit « C’est dommage qu’on ne l’ait pas pris 15 jours ». Alors on acheté un camping-car, un profilé de 5,80 m. Tu montais dans le lit avec un escalier. Quand quelqu’un prenait sa douche, il restait bloqué si l’autre avait tiré l’escalier. C’est comme ça qu’on est passé à plus grand. Et puis avec le chien, quand il pleut, c’est petit 5,80 m. »

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Le chien a sa ceinture de sécurité

Jean-Pierre et Michèle, son épouse, voyagent avec un petit chien noir, Nils, qui aboie quand un journaliste entre dans la cellule… C’est sans doute ce qui explique que nous prêtons immédiatement attention aux équipeen. A commencer par un confortable coussin posé sur la banquette latérale. « Il a une corbeille en bas, une corbeille en haut. Quand la route tourne, il est en bas. Mais la plupart du temps, il reste en haut. » Nous remarquons aussi la ceinture de sécurité de Nils. Une laisse portant une accroche de ceinture automobile d’un côté, un mousqueton de l’autre. « C’est indispensable pour la route. En cas de freinage brutal. Pour sa sécurité comme pour la nôtre. Quand nous avions le labrador j’avais bidouillé une ceinture de sécurité récupérée chez un épaviste, avec un mousqueton. »

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Deco-souvenir

Nous nous tournons vers la cuisine, où se trouve un baromètre, une petite horloge assortie, et une belle collection de magnets. « Ça, c’est Michèle ! On met du double-face pour les faire tenir. Il ya les coquelicots du mémorial de Caen, et un coquelicot acheté à Ypres. Ici, la Cité de la Mer [à Cherbourg, NDLR], la pierre de Rosette, un souvenir de Venise, un autre de Valence, de Vienne. Et la, c’est une carte postale de la fabrique de scourtins. Des surfaces en fiber végétale, utilisés comme filtre dans les pressoirs traditionnels d’huile d’olive. C’est à Nyons. Il ya une aire de services, d’ailleurs, près du centre. »

220 V pour le café et le bureau mobile

Nous remarquons aussi la machine à café. Un modèle à capsule, qui produit des expressos, mais nécessite une alimentation 220 V. « Oui, Michèle aime le bon café, et on a la pile au lithium. Pour moi, ce qui est important, c’est de recharger l’ordinateur, l’appareil photo et de brancher l’imprimante quand on est avec le club. »

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