Le Costa Rica chez Pacific dream fishing

Le Costa Rica chez Pacific dream fishing

Il est 14 h à San José et nous nous apprêtons, mes deux amis et moi, à embarquer dans le Boeing 777 qui nous ramènera vers la France et sa grisaille hivernale. Les visits sont fermés, probablement un peu à cause de la fatigue mais surtout parce que nous quittons un coin de paradis pour pêcheur. Texte et photos de Matthieu Nesme

Nous venons en effet de passer une dizaine de jours sur la côte Pacifique du Costa Rica, à Quepos exactement, ou nous avons eu la chance de pêcher dans des endroits incroyables. Cédric, le guide français qui gère l’organisation Pacific Dream Fishing, a pourtant considéré que la semaine était difficile mais qu’importe, nous avons vécu un super moment qui restera gravé dans nos mémoires.

costa rica
Je suis tombé sous le charme de ce pays tourné vers la nature et la protection des animaux.

Des débuts en demi-teinte

J’ai découvert le Costa Rica lors de mon voyage de noce il ya 6 ans. Je suis tombé sous le charme de ce pays tourné vers la nature et la protection des animaux. Je me suis promis à l’époque d’y retourner en mode « voyage de pêche » afin de découvrir les poissons mythiques de la côte pacifique et c’est maintenant chose faite.

L’objectif était de valider au moins deux espèces: le poisson coq et la carpe rouge. Tout ne s’est pas passé comme prévu et la pêche reste la pêche même au bout du monde. Une seule envie à présent : y retourner !

Le premier jour a été consacré à la pêche au large où les thons jaunes, les espadons, les marlins et les dauphins règnent en maîtres. Tout ce beau monde se rassemble dans des chasses coordonnées, méthodiques, impressionnantes. La technique est rodée, Cédric et son marin Farma nous mettent dans les meilleures conditions pour attraper nos premiers thons jaunes.

Thon jaune en combat ok
Un combat avec un thon jaune

La traîne est la technique reine mais nous ferons égallement quelques poissons aux leurres, notamment avec le stick TB lures 11 cm. La taille des poissons se situent entre 15 et 30 kg et nous pouvons tester la fiabilité de notre matériel comme il se doit.

La première journée se termine avec beaucoup de prises et lance de la plus belle des manières le séjour. Nous avons ensuite rencontré plus de difficultés pendant deux jours à la côte où les poissons coqs n’ont malheureusement pas répondu en nombre.

Mes deux compères réussiront malgré tout à en faire un chacun mais rien pour moi, si ce n’est quelques décrochés…Rageant.

Les carangues caninus sont par contre un peu moins frileuses et nous nous amusons beaucoup sur ces poissons aux attaques violentes ! La technique est des plus simples: lancer son popper dans les bancs de sardines et accélérer le plus vite possible lorsque les prédateurs sont derrières.

Ne JAMAIS abdiker !

Nous consacrons ensuite la fin de notre voyage à rechercher les fameuses carpes rouges dont nous avons tant entendu parler. Les gros poppers sont de sortie mais nos corps souffrent.

Les bras, les épaules et le dos sont en feu mais finissent par s’adapter à notre plus grande surprise. Nous trouverons finalement du plaisir à lancer ces demi-poulets de 200 g!

Les poissons sont là mais rechignent à taper et c’est Goulven qui réussira enfin à sortir une carpe rouge d’une quinzaine de kilos. Pour ma part, j’enchaîne les galères et je casse deux poissons par ma faute. Une tresse mal serrée me fera perdre un poisson au jig, et je serai sanctionné d’avoir pêché en 50 lbs sur une pierre à grosses mémères… On apprend de ses erreurs !

Après quelques jours compliqués nous décidons de retourner au large pour essayer de piquer un espadon voilier. Hugues enchaîne les thons jaunes alors que Goulven et moi ne prenons rien.

C’est incroyable, nous avons le même leurre et nous essayons de faire la même animation mais rien n’y fait. Tous les poissons sont pour lui. Alors que le soleil commence clairement à descendre sur l’horizon, Cédric nous demande de remonter les lignes pour rentrer. Je mouline mécaniquement et j’enregistre enfin une touche. Le poisson se débat bien et saute : c’est un espadon voilier!

La Pura Vida!

Quelle incroyable sensation de voir cet animal de 50 kg sortir complètement de l’eau en essayant de se décrocher. Je gère le combat en suivant les conseils précieux du guide et, après une dizaine de minutes, nous pouvons admirer ce magnifique poisson à rostre, relâché immédiatement.

Ne JAMAIS JAMAIS abdiquer !

Le séjour se termine et nous passons le dernier après-midi à pêcher au popper sur une roche secrete de Cédric. Les carangues bleues nous détendent bien les bras et nous sommes véritablement bluffés par la puissance de ces poissons, mais surtout par la beauté presque irréelle qu’elles dégagent.

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Carangue bleue pour l’auteur.

Hugues se fait brusquement attaqué par une « big eye », deux en fait, piquées sur le même leurre : quelle voracité ! La fin de journée est là et l’activité a bien baissé. J’anime mon Heru Cubera 180 sans vraiment y croire quand une crête, inespérée, se profile derrière.

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Carpe rouge pour Goulven.

Mon cœur s’arrête de battre littéralement et j’accélère mon animation pour que le poisson attaque. Après un combat stressant et indécis, je sors enfin mon premier coq. Je suis aux anges et cette price conclut parfaitement notre voyage de pêche au Costa Rica.

Un mot sur l’organisation

Je tiens à remercier Cédric qui nous a accueillis de la meilleure des manières chez lui où nous avons pu profiter d’une chambre impeccable. Sans oublier Marine, la reine du tartare de thon jaune, et Vanessa, spécialiste des cocktails et autres smoothies.

Côté pêche, les deux bateaux mis à disposition sont très confortables et permettent de lancer aisément à trois personnes.

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