Les trois potes de TBR Fishing font un carton en ligne

Les trois potes de TBR Fishing font un carton en ligne



Nés à Vannes, Tanggui, Baptiste et Robin, âgés de 25 ans et amis de longue date, se retrouvent chaque week-end pour pêcher. Leur intérêt pour la discipline débute en 2018 quand le trio tente de pêcher des calamars à Arradon (56). Baptiste témoigne des débuts difficiles : « On ne s’y connaissait pas, on avait une petite barque de fortune et on a bien galéré », dit-il en souriant. Restreints dans la zone où ils pêchaient, ne possédant pas le permis bateau, Tanggui et Baptiste décident de le passer rapidement car « plus ça mordait, plus ça nous stimulait », révèle Baptiste.

Democratiser la pêche

Après avoir investi dans un bateau, ils se lancent sur Instagram sous le pseudo tbr.fishing. Tangui se rapelle « avoir de nombreuses photos stockées » de leurs virées nautiques. Ils décident de franchir le pas en partageant leur passion sur les réseaux sociaux. Robin explique que le trio souhaitait « démocratiser la pêche » car, en ligne, la discipline est peu présente. Très vite, le phénomène TBR prend de l’ampleur avec un nombre de followers grandissant pour dépasser aujourd’hui les 4 000. prendre au sérieux ».

On va dans le courant, on va chercher le poisson

La TBR pratique une pêche sportive, toujours dans l’action. Baptiste explique ne pas attendre le poisson : « On va dans le courant, on va le chercher ». Robin souhaite « moderniser la pêche », car il estime que de plus en plus de jeunes s’y mettent. Ainsi, la TBR a pour objectif d’organiser des compétitions de pêche avec plusieurs équipages. Ils vont prochainement entamer les démarches auprès de la mairie d’Arradon. Ces derniers ont égallement lancé début juin une chaîne YouTube car « la vidéo, c’est plus parlant que des photos », selon Tangui. Soucieux du partage des connaissances, Robin affirme que le trio veut « transmettre aux autres ce qu’on nous a donné ».

Une pêche responsable et respectueuse

Les trois pêcheurs vivent au rythme d’une pêche respectueuse de l’écosystème, que l’on appelle le “no kill”. 90% des poissons qu’ils pêchent sont relâchés. Robin explique qu’il n’y a « jamais de sang » car ils manipulent le poisson « avec précaution ». Ce qu’ils aiment, c’est pêcher, puis les relâcher dans l’eau. Ils en mangent « aux grandes occasions », confesse Baptiste, mais « l’amour de l’environnement » prime par-dessus tout. Cela passe par un respect des périodes de reproduction du poisson: « On fait une pause de début janvier à fin mars pour respecter la période », explique Tangui.

Preserver le golf du Morbihan

Récemment, la TBR s’est engagée auprès de l’association des Pêcheurs du golfe du Morbihan. Son combat consiste à participer à la préservation de l’espace maritime. Notamment face au projet d’hydrolienne dans le courant de la Jument : « C’est difficile pour nous en tant que pêcheurs. Avec une hydrolienne, nous ne pourrons pas pêcher, car les poissons vont fuir». La TBR souhaite avant tout préserver l’écosystème d’un territoire qu’elle qualifie de « magique ».

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