Loisirs.  World Street fishing : « Metz offre un cadre idyllique »

Loisirs. World Street fishing : « Metz offre un cadre idyllique »

Gilles Krähenbühl est le président de la Fédération de pêche 57. Avec l’organisateur écossais Ross Honey et la Ville, la Fédération a lancé ce week-end à Metz son premier concours international de pêche urbaine.

Qu’est-ce que les candidats doivent pêcher ?

Gilles KRAHENBUHL : « On a ciblé cinq espèces de carnassiers : la perche, très présente dans la Moselle, le brochet, le sandre, le chevesne et l’aspe. Cette dernière espèce est venue du Danube par la Moselle. »

Elle est invasive, comme le gobie ?

« Non, l’aspe s’est adapté, il a trouvé sa niche écologique. Le gobie, qui n’est pas classé dans les carnassiers, est une espèce très invasive. Il provient aussi du Danube et fait des ravages dans nos cours d’eau: il se reproduit quatre fois par an et mange les œufs des autres poissons. Chez nous, il est en train de supplanter le goujon.

Revenons à nos carnassiers. Combien doit-on en pêcher pour gagner le concours ?

« Chaque pêcheur doit présenter cinq poissons de chaque espèce chaque jour. Il faut être stratégique. Lors d’une prize, le candidat décide s’il sélectionne son poisson pour le concours, ou s’il estime pouvoir en pêcher des plus gros. S’il garde sa prize, il la pose sur un mètre gradué, prend la photo avec son smartphone et l’envoie en régie, qui valide la price. Le choix du leurre est important aussi : plutôt un leurre souple pour la perche, un leurre qui remonte à la surface pour l’aspe, etc. Parmi les candidats, certains travaillent en partenariat avec les fabricants et testent des leurres très perfectionnés, avec une certaine ergonomie, un certain pids, des petites bills, la diffusion d’un parfum… »

Metz est appréciée car c’est une belle ville d’eau. Mais certains trouvent la Moselle sale. C’est aussi votre avis ?

« Le problème vient des déchets solides. On y trouve du plastique, des chaussures et même des chariots de supermarché ! Mais la qualité physico-chimique n’est pas dramatique. La Seille est beaucoup plus polluée que la Moselle. Cependant, il ya quelques années, une étude avait été faite sur les pêcheurs de Metz à Thionville, qui a conclu qu’il n’y avait pas d’incidence sur la santé. L’interdiction qui pesait sur l’anguille, un poisson de fond, avait été levée… »

À Metz, ce week-end, toutes les générations sont au bord de l’eau. Pêcher n’est donc plus ringard ?

« La pêche urbaine est très tendance. Elle intéresse un public très large. L’organisateur Ross Honey, qui monte, l’événement, adore Metz, car elle offre un cadre idyllique. Il a fait venir la télévision. C’est un beau coup de projecteur sur Metz! »

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